QUAND LA LIBERTÉ N'EST PAS LIBRE

CÉPAGE ET APPELLATION : Une mention indispensable

 

Lorsqu’un consommateur se présente dans une succursale SAQ afin de se procurer un vin, un vaste éventail de bouteilles s’offre à lui. Afin d’orienter son choix, il doit avoir accès à certaines informations essentielles qui lui permettront de distinguer les différents produits. Des informations tels le ou les cépages, le pays d’origine, l’appellation, le millésime sont autant d’éléments clefs faisant en sorte qu’il puisse orienter son choix. Le consommateur québécois de vin d’aujourd’hui n’est plus le même qu’il y a 20 ans. Il s’intéresse désormais avec beaucoup plus de précision au contenu retrouvé dans la bouteille. On ne peut plus lui vendre aussi facilement une bouteille où seule la mention Vin Rouge de France serait indiquée par exemple. L’appellation prend tout son sens ici. Un rouge de la Bourgogne possède des caractéristiques fort différentes d’un rouge de Bordeaux. Pourtant, les 2 vins viennent de France. Il en va de même pour la mention de cépage, puisqu’un cabernet sauvignon de la Californie ne sera en rien comparable à un pinot noir de la même région. À eux seuls, ces 2 exemples illustrent avec force l’aspect essentiel que revêt la mention des cépages et des appellations sur une étiquette de vin.

 

 

L’obscurantisme du Réseau Alimentation

 

Au Québec, le réseau de vente de vin est divisé en 2 secteurs. En plus du réseau de succursales SAQ, on retrouve le réseau Alimentation qui compte tous les points de vente de vin autres, tels les épiceries et les dépanneurs. La législation diffère pour les 2 réseaux. Une des divergences majeures, et celle pour laquelle nous prenons aujourd’hui position, est l’interdiction de la mention des cépages et des appellations sur les étiquettes des bouteilles de vin vendues dans le réseau Alimentation. Il nous apparait illogique, inconcevable et déloyal que nous ne puissions pas indiquer au consommateur si la bouteille de rouge qu’il s’apprête à acheter est de cépage pinot noir ou merlot, de la région de la Californie ou de l’Oregon. Pourquoi interdire la mention de ces informations lorsque la bouteille de vin est vendue en épicerie? Quelle en est la pertinence? Pourquoi maintenir le consommateur volontairement dans l’ignorance? Cette législation pernicieuse envoie un message au consommateur à l’effet que le vin sans mention de cépage et sans appellation n’en possède tout simplement pas. Qu’il s’agira sans doute d’un vin de facture industrielle. N’est-ce pas une législation qui rend la concurrence totalement déloyale entre les 2 réseaux de distribution du vin au Québec? Pourquoi les embouteilleurs du réseau Alimentation sont-ils bâillonnés quand vient le temps de mentionner les caractéristiques inhérentes à leurs produits? Une injustice crasse qu’on ne retrouve pas à l’extérieur des frontières du Québec. Qui plus est, une injustice imposée par notre gouvernement.

 

On serait par ailleurs tenté de voir un cas de favoritisme envers le réseau des succursales SAQ au détriment du Réseau Alimentation. Rappelons ici que chaque bouteille de vin vendue au sein du Réseau Alimentation est taxée exactement comme celle vendue en succursale SAQ. Le gouvernement n’y perd pas au change. Au contraire, les ventes du réseau Alimentation profiteraient de se voir permettre la mention des cépages et des appellations par une augmentation des ventes et le pourcentage global de taxes prélevées s’en verrait bonifié.

 

Pour plus de transparence

 

Dans son combat pour la mention de cépage et d’appellation sur les étiquettes de ses bouteilles de vin, Julia Wine souhaite que les efforts déployés afin de sélectionner les meilleurs vins au meilleur prix soient reconnus. Il s’agit de la mission première que l’entreprise s’est donné dès ses débuts. Refuser à Julia Wine la mention des appellations et des cépages sur l’étiquette des bouteilles prive le consommateur d’informations cruciales. Des informations qui expriment le caractère d’un cépage, les caractéristiques d’un terroir, l’essence même du vin. La législation actuelle masque volontairement les informations clefs qui distinguent nos produits de qualité supérieure des vins de fabrication industrielle. Le consommateur s’en retrouve perdant et une part importante du fruits de nos efforts se voit anéantie.

 

Nous exigeons la fin de cette concurrence déloyale. Nous souhaitons que nos vins puissent par un affichage complet exprimer tout leur caractère et permettre au consommateur de faire un choix éclairé lors de l’achat. Nous souhaitons que nos efforts afin de sélectionner d’excellents vins puissent s’exprimer d’abord sur nos étiquettes, ensuite dans les verres. Nous souhaitons plus de transparence pour les consommateurs et une concurrence loyale et saine. Enfin, nous souhaitons que la législation restrictive nous obligeant à taire la mention de cépage et d’appellation éclate et nous apporte enfin la liberté d’exprimer au grand jour la qualité de nos vins.

 

Libérez-nous!

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